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"Il faut une réactivité maximum"

Interview - Marion Léchelon : responsable de l'accueil au Club de L'Acclameur


La coexistence d'un Club d'affaires adossé à une salle de spectacles est-ce facile à lire, facile à vendre ?

- L'objectif et le discours sont identiques : valoriser l'ensemble d'un site multi-fonctions. Un espace suffisamment vaste et modulable pour accueillir des choses aussi différentes que des spectacles, des manifestations sportives, mais aussi des rendez-vous sociaux-économiques, des réunions.Contrairement aux salles comme le Moulin du Roc ou le Camji, nous ne faisons pas de programmation. Nous nous mettons à la disposition des acteurs. Ils peuvent être des producteurs de divertissements pour la Grande Halle, comme des entreprises pour Le Club.
"Il faut une  réactivité  maximum"

Pensez-vous que Le Club ait lui aussi vocation à valoriser le territoire ?

Oui, absolument. Nous proposons un accueil très qualitatif pour tous les événements d’entreprises. Notre situation géographique, entre Poitiers et La Rochelle, à l'extrémité de la région Nouvelle Aquitaine, le fait d’être bien desservi par les infrastructures - sorties d'autoroutes, gare TGV - nous placent à la croisée des chemins des réseaux d'influences et du business.

Depuis l'ouverture du Club, notez-vous un développement de l'activité ?

D'emblée, on a senti que l'on répondait à une attente. Nous recevons chaque année entre 50 et 60 manifestations économiques. Notre lieu a incité la naissance de certains événements. Nous devons encore travailler sur notre notoriété. Beaucoup de personnes ne connaissent pas encore notre potentiel.
"Il faut une  réactivité  maximum"

Est-ce que la nature des événements évolue, elle ?

Effectivement. Nous accueillons plus de séminaires. C'est sans doute grâce notre capacité d'adaptation, notre offre diversifiée attire les décideurs. Notre modularité profite des évolutions du management. La communication événementielle a tendance à devenir plus horizontale. Le modèle du pupitre et de l'estrade pour installer la hiérarchie face à une foule captive, tout cela a vécu. On est dans l’interaction, le collaboratif, la co-construction... nous sommes
équipés pour ça.

On entend beaucoup dire que la digitalisation de la société fait vivre une mutation inédite aux entreprises. Le percevez-vous au Club ?

Oui, bien entendu. Et ça va au-delà des demandes techniques spécifiques. Je remarque un changement d'attitude générale. Encore récemment, on avait une visibilité des réservations sur trois-quatre mois. Maintenant les délais entre l'idée, l'expression du besoin et l'événement sont plus courts. Il faut une réactivité maximum, à chaud. Les managers sentent qu'ils doivent investir maintenant dans le domaine de la com'interne. L’humain se recentre au cœur des projets.
"Il faut une  réactivité  maximum"

Le fond, les contenus changent-ils eux aussi ?

La forme influence le fond, c'est certain. Les formules sont plus réduites dans le temps et l'espace. Les messages sont plus courts et plus ciblés. Les séances de travail sont plus denses. Il y a une forte intensité sur des thématiques précises, souvent en lien avec le digital et les profonds changements qu'il induit.