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Interview Luc Dehesdin : directeur technique de L'Acclameur


Garant aussi bien du bâtiment dans ses fonctions les plus communes, que de la qualité technique des représentations et événements, Luc Dehesdin est un double pilier de L’Acclameur.


Crédit photo : Karl Duquesnoy
Crédit photo : Karl Duquesnoy

En quoi consiste votre métier ?

Le directeur technique est responsable du bâtiment et de ce qui s’y passe. En temps qu’ERP (Etablissement recevant du public) nous avons des obligations spécifiques en termes de sécurité, d’accessibilité... Je m’occupe au quotidien de la maintenance et de l’entretien de l’infrastructure. Entre la Grande salle et son hall, l’espace sportif, les vestiaires puis Le Club, sa verrière et toutes les salles sur deux étages, il y a souvent des choses à réparer, à améliorer. Je gère les contrats avec les intervenants, le plus souvent possible des entreprises locales.

C’est assez éloigné de votre parcours dans le monde du spectacle.

La seconde partie de mon métier est en lien direct avec ce qui se passe sur scène, lors des salons et manifestations sportives. Dans le cadre de nos missions de service public nous recevons un certain nombre d’événements sportifs, socio-économiques et culturels. On peut résumer mon rôle ainsi : faire le lien entre la technique et l’artistique.

Quels sont vos interlocuteurs pour la partie spectacle. Traitez-vous directement avec l’entourage des artistes ?

Oui. Je travaille avec les régisseurs des tourneurs locaux qui relaient les productions sur le territoire. Citons par exemple AZ prod, Indigo, Cheyenne, AGO, Euterpe... Ils me transmettent leur fiche technique et on s’adapte au mieux.

Qu’est-ce qui figure sur ces fiches ?

Les informations sont très larges sur le plan technique. Elles recensent les besoins en matériels, les contraintes du plan de scène, le nombre de places qui dépend de l’ouverture en façade... On y trouve aussi des infos sur le nombre de personnes de l’équipe en déplacement et la demande en ressources locales. Certains, comme Renaud dernièrement, arrivent avec 5 camions garnis et 35 roads.

Etes-vous présent de l’arrivée au départ des artistes ?

Oui. J’arrive pour le get in (l’ouverture des portes) à 6 heures. C’est souvent plus compliqué le matin. Là mes compétences d’électricien sont utiles. Il faut veiller à tout : le traçage technique sur scène, le catering... A 17h une autre équipe prend le relais. Une fois la salle en place, l’équipe s’efface, avant de réintervenir pour le rangement et le nettoyage.

Regard sur un parcours d’autodidacte.

La musique parfois a des accords majeurs
Il se souvient d’un concert de Jacques Higelin, alors qu’il n’avait que 12-13 ans. « Déjà je regardais beaucoup ce qui se passait autour ». Il lui faudra bousculer le destin pour s’approcher concrètement des câbles et des flight-cases. Un premier boulot lui laisse le loisir de fréquenter assidûment le magasin Max musique à Niort. Nous sommes au début des années 90. Ici, il fait la connaissance des trois fondateurs de la toute jeune association HCM, spécialisée dans la régie de manifestations diverses : un repas dansant aux Herbiers, un gala de Linda de Sousa, le festival Europe d’Art d’Art, les premiers Jeudis Niortais... Luc sent que son avenir est là. Il quitte tout et s’associe à la jeune structure devenue SARL. HCM se développe, ouvre une succursale à Bordeaux et décroche, en 1995-96, la tournée de Khaled : 1 an, 150 dates sur toute la France. De fil en aiguille la situation de Luc évolue. Il obtient le statut d’intermittent. Il apprend tout sur le tas : back-liner (celui qui installe et accorde les instruments sur scène) puis technicien son. Ses compétences et son sérieux sont recherchés. Après Khaled, il sautera dans le camion de Bernard Lavilliers en 1998.

5 octobre 2012. L’Acclameur ouvre ses portes en fanfare avec Bernard Lavilliers en guest star.
Quelques semaines auparavant, Nicolas Fredon, le directeur, s’était attaché les services d’un ancien complice dont il connaissait bien les multi-compétences. Au poste de régisseur général (directeur technique aujourd’hui), il lui faut Luc Dehesdin. Ça tombe à pic, l’homme cherche à poser ses valises dans sa région d’origine, après un trip intermittent de 14 ans « on the road again » avec Bernard Lavilliers justement... Tiens, la boucle semble bouclée.

L’équipe

  • Isabelle Aimé : gouvernante.
  • Luigi Sauzé : technicien, responsable de la mise en configuration de la salle avec des employés intérimaires.
  • Laurent Bonnefond : responsable du parc informatique


Posté le 25/01/2018 par Karl Duquesnoy | Lu 848 fois